Modèle de cahier des charges pour un bâtiment en Wallonie : structure et méthode
Un bon cahier spécial des charges (CSC) n’est pas un document recopié d’un ancien projet : c’est un assemblage maîtrisé d’articles adaptés à l’ouvrage. Voici la structure habituelle et une méthode pour la produire sans repartir de zéro.
Mis à jour en octobre 2026
À quoi sert un cahier spécial des charges ?
Le cahier spécial des charges (CSC) définit ce que l’entreprise doit réaliser, avec quels matériaux, selon quelles règles de mise en œuvre et comment les travaux seront mesurés et payés. Il accompagne les plans et le bordereau de prix dans le dossier d’adjudication, et il engage le pouvoir adjudicateur comme les soumissionnaires.
En Wallonie, pour les marchés publics de bâtiments, il s’appuie sur le CCTB (Cahier des Charges Type Bâtiments) publié par le Service public de Wallonie : on n’écrit pas chaque prescription de zéro, on reprend les articles du CCTB et on les adapte au projet.
La structure d’un cahier des charges de bâtiment
Les dossiers varient d’un projet à l’autre, mais on retrouve presque toujours les mêmes blocs :
- Les clauses administratives : règles du marché, délais, réceptions, révisions, pénalités. Elles sont en grande partie standardisées.
- Les clauses techniques par lot : gros œuvre, toiture, menuiseries extérieures, cloisons, finitions, techniques spéciales… Chaque lot regroupe des articles décrivant matériaux, mise en œuvre et contrôles.
- Le métré et les bordereaux : pour chaque poste, la quantité, l’unité et le mode de mesurage. Voir métré estimatif, récapitulatif et détaillé.
- Les documents associés : plans, notes de calcul, rapports (sol, PEB, sécurité…) dont dépendent certaines prescriptions.
Méthode : partir du CCTB sans repartir de zéro
- Découper le projet en lots cohérents avec le chantier réel.
- Chercher dans le CCTB les articles de chaque lot, avec la version en vigueur (voir quelle version utiliser).
- Adapter chaque article à l’ouvrage. On distingue en pratique quatre gestes : préciser une prescription, la modifier, y déroger, ou la rappeler telle quelle. Archi2Board les matérialise par les mentions P, M, D et R directement dans le texte.
- Créer ses propres articles pour ce que le CCTB ne couvre pas (solution spécifique, détail récurrent de votre bureau) et les conserver dans une base personnelle réutilisable d’un projet à l’autre.
- Rattacher un poste de métré à chaque article : sans quantité, un article n’est pas chiffrable.
- Relire l’ensemble : cohérence entre articles, entre texte et plans, entre texte et quantités.
Les erreurs fréquentes
- Travailler avec une ancienne version du CCTB : la publication d’une nouvelle version rend obsolète l’usage d’une version antérieure pour rédiger un CSC.
- Copier-coller d’un ancien projet et oublier de retirer ou d’adapter des articles qui ne concernent plus le chantier.
- Prescriptions contradictoires entre deux lots (par exemple une finition prévue dans deux lots, ou aucune).
- Articles sans poste de métré, ou quantités qui ne correspondent plus aux plans après modification.
- Dérogations non signalées : une modification du texte type doit se voir, pour l’entreprise comme pour l’auteur de projet qui relit.
Une checklist avant diffusion
- La version du CCTB utilisée est la dernière publiée.
- Chaque lot est complet et aucun article n’apparaît deux fois.
- Chaque dérogation au texte type est repérable.
- Chaque article chiffrable a son poste, son unité et son mode de mesurage.
- Le cahier des charges (Word) et les bordereaux (Excel) viennent de la même source, donc sont cohérents.
Comment Archi2Board vous aide
Archi2Board rassemble ces étapes dans un seul outil : recherche gratuite dans tout le CCTB, lots et modèles de lots, articles personnels, mentions P/M/D/R, métrés avec calcul automatique, puis export du cahier des charges en Word et des bordereaux en Excel. Votre premier projet est offert, ensuite 79 € HTVA par projet (ou en packs), sans abonnement.
Envie de voir comment ça se passe ? Les tutoriels vidéo Archi2Board montrent l’outil pas à pas : création du compte, lots, recherche dans le CCTB, métrés, exports et comparatif.
Archi2Board est un outil d’assistance, pas une application officielle du SPW. Il ne remplace ni le jugement professionnel ni la responsabilité de l’architecte, du bureau d’études ou du pouvoir adjudicateur. Relisez toujours les textes et les quantités avant de les diffuser, et vérifiez la réglementation applicable à votre marché.
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